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Le rejet

 

·         Même si la compatibilité du donneur et du receveur est établie par les tests effectués avant la greffe, le système immunitaire du receveur s’attaquera au nouvel organe s’il ne prend pas de médicaments immunosuppresseurs. Lorsque des attaques de ce genre ont lieu, on parle de rejet. Le rejet de l’organe demeure une possibilité malgré la prise d’immunosuppresseurs, car l’équipe de transplantation doit s’efforcer de supprimer suffisamment le système immunitaire pour assurer la survie de l’organe greffé sans toutefois l’affaiblir au point où le risque d’infections graves ou d’autres complications augmentent. Le rejet d'un organe met en jeu des cellules comme les lymphocytes T.

·         Les signes de rejet comprennent la fièvre et de la douleur à l’endroit où le nouvel organe a été implanté. On doit souligner, toutefois, que le rejet ne provoque pas toujours de symptômes, du moins au début. Voilà une autre raison pour laquelle un suivi fréquent et régulier, y compris des analyses de sang, est essentiel à la suite d’une greffe.

·         Il peut être nécessaire d’effectuer un tomodensitogramme ou même une biopsie du foie ou du rein pour confirmer le rejet d’un organe greffé. Lorsqu’un rejet est soupçonné, l’équipe de transplantation peut intensifier temporairement l’immunosuppression, souvent à l’aide de la méthylprednisone.

Les différentes formes de rejet

Plusieurs formes de rejets existent. Elles se caractérisent par leur moment de survenue plus ou moins précoce après la greffe, par les mécanismes immunologiques (du système immunitaire) mis en jeu et par les types de lésions constituées au niveau du greffon.

·         Dans tous les cas, ces rejets mettent en péril la fonctionnalité du greffon. On distingue 3 types de rejets : suraigu, aigu et chronique.

·         Le rejet suraigu : il survient dans les heures qui suivent la transplantation et se manifeste sous la forme d'un infarctus du greffon (les vaisseaux qui irriguent l'organe se bouchent).
Il doit être prévenu par la pratique systématique de l'épreuve de compatibilité lymphocytaire qui précède la greffe.

·         Le rejet aigu : il survient à partir du 4è jour post-greffe. L'organe greffé est le siège d'une infiltration par des cellules immunocompétentes se manifestant par des signes fonctionnels et biologiques qui témoignent de sa survenue.

·         Le rejet chronique : il s'agit de la principale cause d'échec des transplantations. perte progressive des fonctions de l'organe greffé. Il est causé par une sensibilisation progressive aux antigènes du donneur ou par un arrêt du traitement immunosuppresseur.

La prévention du rejet

·         Grâce à des traitements immunosuppresseurs de plus en plus efficaces et de mieux en mieux maîtrisés, les crises de rejets aigus survenant la première année après la greffe sont de plus en plus rares et de mieux en mieux contrôlées.
Il existe aujourd'hui de nombreux arguments pour penser que cette meilleure gestion du rejet au cours de la première année post greffe aura des répercussions importantes sur l'incidence de rejet chronique à long terme en retardant et diminuant sa fréquence de survenue.

·         En outre, si le respect des compatibilités HLA entre le donneur et le receveur participe également à un meilleur pronostic de la greffe à long terme, il est maintenant bien établi que d'autres facteurs non immunologiques jouent un rôle non négligeable dans la survenue du rejet chronique.
 

·         La meilleure connaissance de ces paramètres non immunologiques, le respect autant que possible des compatibilités HLA ainsi que l'utilisation des drogues antirejet de nouvelle génération permettront sans aucun doute, dans les années à venir, de ralentir l'évolution vers le rejet chronique et de favoriser la survie à long terme de l'organe greffé.

Perrine Bonte.

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