
Le donneur
La greffe d'organes vitaux est une pratique médicale de plus en plus effectuée mais en contrepartie le nombre de personnes en attente d’une greffe ne cesse d’augmenter lui aussi (42% en deux ans). Peut-être est-ce parce que les conditions pour donner un organe sont trop floues pour le donneur ou ses proches, c'est pourquoi dans cet article elles vont être présentées.
Tout d'abord quand une personne meurt de mort encéphalique (s'il s'agit d'une mort à cœur arrêté, il ne peut n'y avoir seulement des greffes de cornées), la personne est "évaluée" par l'équipe de prélèvement et l'on étudie ses antécédents, car ça se fait très souvent au cas par cas. Il ne doit pas y avoir d'hématomes sur les organes, s'il y a eu un cancer, il faut qu'il ne soit plus actif et que l'on vérifie par biopsie qu'il n'y a plus de cellules cancéreuses (par exemple si le donneur a eu un cancer du sein, le foie ne pourra pas être prélevé). Si le donneur a été atteint d'une maladie bactérienne persistante et multi systémique cela dépendra du niveau de traitement: si tous les organes ont été touchés ce ne sera pas possible mais si le donneur était sous traitement et qu'il y a de très faibles risques de contagiosité alors la greffe pourra être possible. Ainsi, il y a beaucoup de contre-indications qui s'appliquent différemment à chaque donneur.
Ensuite une personne peut décider de donner ou non ses organes, mais depuis le premier janvier 2017, comme toute personne est considérée comme consentante présumée à donner ses organes, les individus qui ne veulent pas les donner, peuvent s’inscrire sur le registre des refus ou exprimer par oral ou écrit ce refus à leurs proches. Il est également possible de décider des organes que l’on veut donner. Il n’y a pas de limite d’âge (donc un enfant peut donner ses organes) et il est possible de s’inscrire sur le registre des refus à partir de treize ans.
Alice Bodin