
Nouvelles recherches
La greffe d’organe permet d’allonger la vie des personnes en ayant besoin mais elles réduisent également leur qualité de vie avec les immunosuppresseurs qui sont indispensables afin de contrer le rejet. C’est pourquoi des recherches se font afin de limiter le rejet voir l’éliminer ou de trouver une alternative aux immunosuppresseurs. Par exemple, il y a une méthode appelée la « culture d’organes » qui peut également contre la pénurie d’organes.
Cette méthode consiste à récupérer la matrice extracellulaire de n’importe quel organe mort. Ensuite à l’aide d’un détergent toutes les cellules de l’organe sont détruites. Puis, on ensemence des cellules souches sur cette matrice. Afin d’accélérer la croissance de ces cellules, on utilise un bioréacteur, machine permettant de contrôler les conditions de culture et donc de créer un environnement idéal à la prolifération des cellules. Plusieurs jours après, les organes peuvent reprendre vie.
Au niveau du foie, elle a donné de très bons résultats chez les rats et avance de plus en plus. Par exemple l’équipe du « General Hospital » ont réussi la première greffe sur un rat avec un foie. Il reste encore à passer du rat à l’homme ce qui n’est pas une tâche aisée : "Le premier [problème] est la capacité de générer des cellules en nombre suffisant pour recoloniser un organe de gros volume, et la définition des populations cellulaires les plus adaptées pour reconstituer un organe transplantable dans les meilleurs délais", estime Dominique Franco (hôpital Antoine-Béclère,Clamart). La première greffe avec un succès fut la greffe de trachée en 2008 sur une femme atteinte de tuberculose.
Cette méthode permet d’éviter le rejet car il pourrait être possible d’injecter des cellules souches du patient lui-même. Cependant, il reste de nombreuses complications comme recréer la précision et la même fonction sur le long terme d’organes comme le cœur.
Alice Bonte